Retrait du projet de loi portant Code électoral : Un retrait sur fond de fronde parlementaire
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Le président Roch Marc Christian Kaboré a été investi par son parti le 11 juillet 2020 pour briguer un second mandat à la présidentielle du 22 novembre 2020. Le congrès extraordinaire d’investiture a eu lieu en l’absence du candidat, qui s’est fait représenter par le ministre de l’Administration territoriale, Siméon Sawadogo.
Déferlement limité de foules au palais des Sports de Ouaga 2000, djandjobas interdits, cache-nez obligatoires, pour un congrès extraordinaire, celui du MPP qui s’ouvre ce 11 juillet ne l’est pas qu’à cause de son objet : investir Roch Marc Christian Kaboré, son porte-drapeau à la prochaine présidentielle. Il le sera aussi à cause des urgences sécuritaire et sanitaire. Mais pour son premier vice-président, Clément P. Sawadogo, le plus important, c’est de pouvoir se regarder dans une glace et de dire que les résultats sur les plans économique et social engrangés par leur champion au terme de son premier quinquennat à la tête de l’Etat « relève presque de la magie ». Aux lecteurs et surtout aux électeurs d’en juger.
L’architecture de la sécurité nationale du Burkina Faso a été renforcée à travers la création, le 27 février 2020, du Centre national d’études stratégiques (CNES) qui n’est autre qu’un outil d’aide à la décision en matière de gouvernance sécuritaire. Des civils, militaires et paramilitaires se sont réunis le 7 juillet courant à Ouagadougou à l’occasion d’un atelier de lancement pour réfléchir sur le cadre organisationnel, les programmes et les partenariats du CNES afin de lui permettre d’accomplir au mieux ses missions dans un contexte de crise sécuritaire marqué par la recrudescence des attaques terroristes.
Les choses semblent s’accélérer pour le dernier-né des partis politiques au Burkina. Porté sur les fonts baptismaux en juin dernier, Vision Burkina a amorcé le week-end dernier à Bobo-Dioulasso un nouveau virage avec l’investiture de son candidat à la présidentielle de 2020. Et c’est le père fondateur du parti, Do Pascal Séssouma, qui a été désigné, pour aller à la conquête du pouvoir d’Etat en novembre prochain.
Au lendemain de la session chahutée du conseil municipal de Ouagadougou, les conseillers de l’opposition avaient organisé une conférence de presse au cours de laquelle ils avaient décrié la gestion du maire Armand Béouindé. Réponse du berger à la bergère, leurs adversaires de la majorité ont eux aussi convoqué les hommes de médias le 30 juin 2020 « en réponse aux allégations mensongères » des conseillers du CFOP.
Pour son hebdomadaire point de presse, le mardi 30 juin 2020, l’institution Chef de file de l’opposition politique (CFOP) avait du grain à moudre. « Le scandale des 300 ambulances, Adama Kanazoé et les 30 millions, le déroulement de l’enrôlement des électeurs, etc. » Des affaires qui, selon elle, démontrent le pillage à grande échelle des maigres ressources du Burkina.
Les médias ont été conviés, le lundi 29 juin 2020 à Ouagadougou, à une conférence de presse organisée par le Mouvement pour le retour de Blaise Compaoré (MPRBC). A cette occasion, a été évoquée, entre autres sujets, la nécessité d’un retour des exilés politiques. Une démarche supposée favoriser la réconciliation et l’unité nationales.
Réaffirmer sa candidature à l’élection présidentielle de novembre 2020 au Burkina et dérouler encore une fois son programme politique, marqué par des refondations profondes de la vie sociopolitique et économique de notre pays ; voilà résumé l’objet du point de presse animé le samedi 27 juin 2020 à Bobo-Dioulasso par le candidat du Mouvement pour le changement et la renaissance (MCR), Tahirou Barry.